Prince et Martyr. L’Apôtre du Danube – Hélène Danubia

Numele adevărat al scriitoarei este Eugenia Mihalovici, de origine română, medic, convertită la catolicism. Ea l-a cunoscut personal pe Vladimir Ghika în ultimii zece ani ai vieţii lui. Din experienţa pe care a avut-o, avându-l ca spiritual şi exemplu de apostolat, aduce noi mărturii despre Monseniorul Ghika. Prince et Martyr. L’Apôtre du Danube de Hélène Danubia préface de Diacre Didier Rance A.E.D. Préface Comme l’écrit l’auteur, ce livre n’est pas une biographie de Mgr Vladimir Ghika. Il en existe déjà, et de bonnes. Au carrefour de la poésie et du témoignage personnel, c’est de l’intérieur qu’Hélène Danubia nous fait découvrir cette figure centrale pour l’histoire spirituelle de l’Europe en ce siècle. Elle utilise pour cela ses archives familiales – ses parents ayant été depuis des générations liés aux princes Ghika – et ses propres rencontres avec Mgr Ghika, mais aussi les ressources de cette forme littéraire, mélange de méditation et de poésie spirituelle, qu’elle a forgée elle-même pour rendre compte de son expérience de croyante dans un régime totalitaire athée. Alexandre Soljénitsyne, dans les dernières lignes de La Maison de Matriona évoque „ce juste dont parle le proverbe et sans lequel il n’est village qui tienne. Ni ville. Ni notre terre entière”. À l’évidence, Vladimir Ghika en fut un. On peut comparer ces justes à une pierre jetée à la surface d’un étang. L’observateur voit telle action de bonté, tel sacrifice pour l’Église, telle vocation. Il voit ainsi l’onde qui avance, mais ignore quand et où la pierre fut jetée, en entraînant d’autres. Il n’est pas possible d’écrire une histoire d’un rayonnement spirituel selon les critères académiques. Et c’est aussi bien comme cela. Mais des...

« Le prince dépossédé par le Christ », Louis Chaigne

Voix Catholiques, article De brefs communiqués de presse nous ont appris, cet été, la mort, en Roumanie, du prince Wladimir Ghika, et nous savons seulement que, mis à même de quitter son pays, et d’éviter ainsi l’emprisonnement auquel il ne put ensuite échapper, il avait cédé sa place à une inconnue qui se désespérait de ne pouvoir fuir. Ainsi, le dernier trait que nous ayons appris à son sujet ressemble-t-il à tant d’autres qui constituaient déjà pour nous sa légende dorée, ses mémorables fioretti. Je le rencontrai, pour la première fois, autour de l’année 1925. Avec son regard d’une douceur nuancée de finesse, avec sa barbe légère et majestueuse et ses longs cheveux à boucles, il évoquait assez bien un type de prophète de l’Ancienne loi, à cette différence près qu’il était fait pour la louange plus que pour l’imprécation, pour le geste des mains tendues plus que pour celui du bras menaçant. Plus exactement, c’est sous ses traits que je me plairais à imaginer le bon Pasteur. Et ce berger de sang royal, inquiet de ses bergeries dispersées et lointaines, se trouvait toujours par voies et par chemins pour les visiter et les secourir. Le surprendre à Paris était chose difficile, et je me rappelle de longues pauses, rue de Sèvres, dans le cadre d’une église accordée à ses origines, les attentes distraites par les admirables chants slaves qu’il m’arrivait d’entendre. Il revenait d’un voyage au Japon ou en Australie, pour regagner la Tunisie ou une fondation établie non loin du plateau de Langres, ou encore cette modeste baraque Adrian que le ministre Painlevé lui avait cédée et...

Prince et berger – Suzanne-Marie Durand

Acest titlu indică bine intenţia autoarei. Ea a fost mai întâi colaboratoare a operelor Monseniorului, la început în România, apoi la Auberive în Franţa, unde a devenit superioară a micei, dar importantei Congregaţii “Sfântul Ioan”, fondată de Vladimir Ghika. Prince et berger  de Suzanne-Marie Durand préface de son Éminence le cardinal Feltin, archevêque de Paris Lettre de Son Éminence le cardinal Feltin, archevêque de Paris, l’auteur Paris, le Ier février 1962. 32, rue Barbet de Jouy (7e).       Madame,       Vous m’avez envoyé, il y a quelques jours, le manuscrit que vous avez rédigé sur le prince Vladimir Ghika. Je vous remercie de l’avoir écrit et je vous en félicite.       Ces pages sont fort intéressantes. Au moment où l’on insiste sur l’unité de l’Église, vous brosser, un portrait attachant, plein de respect, d’objectivité et de bon sens de ce prélat, incompétent peut-être dans la vie pratique et en matière financière, et qui subit l’échec inévitable de la fondation qu’il avait entreprise, mais qui reste l’image d’une incontestable sainteté que vous avez bien mise en valeur.       Aussi, en vous adressant, comme vous m’en aviez prié, l’Imprimatur souhaité, j’ai plaisir à vous féliciter pour votre travail, à lui souhaiter plein succès et à vous renouveler, Madame, mes sentiments respectueux et tout dévoués. † Maurice Card. Feltin, A. de .P.   AVANT – PROPOS Lorsque, le 27 novembre 1954, á la Mission catholique roumaine de Paris, sous la présidence de S. Ém. le cardinal Feltin, archevêque de Paris, Jean Daujat évoqua la noble figure de Mgr Vladimir Ghika, un souvenir s’imposait á moi de façon poignante: un quart de siècle auparavant s’achevait à Auberive...