Une conquéte de la philosophie chrétienne. Jacques Maritain

La Documentation Catholique, n° 216, 27 octobre 1923, 5ème année, T. 10 Les débuts. – Origines. Ascendants. Par sa mère, Jacques Maritain fut, au moins nominalement, rangé parmi les protestants libéraux. L’étudiant (la première rencontre de Francis Jammes et de J. Maritain ; l’amitié d’Ernest Psichari, connu au lycée). Déceptions philosophiques (initiations scientifiques ; ignorance de la foi catholique). L’amitié de Péguy. L’influence de Le Dantec : 643. La conversion. – Un premier jalon : la philosophie bergsonienne (elle remet en honneur la métaphysique). La grande révélation : l’Église (l’amitié de Léon Bloy ; souci de l’absolu ; la sainteté des saints). Séjour à Heidelberg ( “la joie de la foi conquise” ; crises ; nécessité de choisir entre Bergson et l’Église). L’abandon des carrières officielles : 647. Le philosophe catholique. – En pleine scolastique. La direction du P. Clérissac. Professeur au collège Stanislas (lutte contre les anciennes erreurs). La conversion de Psichari. “Autre grâce immense”. – Conférences et professorat à l’Institut catholique (réfutation du bergsonisme et du subjectivisme ; activité professorale et personnelle). L’écrivain et le polémiste (l’Introduction à la philosophie ; récompenses romaines ; Art et Scolastique ; chroniques de Revues ; la Logique ; importance des écrits de J. Maritain) : 652. La philosophie de Jacques Maritain. – Le thomisme et son développement. “Intellectualisme brûlant de vie.” Pessimisme. Philosophie et vie spirituelle. Souci du réel. – L’influence de Maritain. Les critiques de ses adversaires : 656. Jacques Maritain Ces quelques pages répondent à l’appel d’une haute personnalité ecclésiastique, venant après l’implicite et logique invitation d’une série d’œuvres qui classent très haut dans la vie intellectuelle et religieuse du moment le jeune professeur de l’Institut Catholique de Paris. A défaut d’autre titre, une amitié récente...