Allocution de mgr. Ghika au Congrès Marial de 1904 en l’Eglise des Sts. Apôtres, à Rome

(n. II dell’ Ordine del giorno). Il Principe Vladimiro Ghika, uno dei più bei nomi delta nobiltà di Rumania, sale poscia alla tribuna e legge il seguente discorso sul tema: La Vergine e 1’Oriente. Hoc accipiat SS.ma Trinitas in laudem B. M. V. EMINENTISSIMES SEIGNEURS, MESSEIGNEURS, MESDAMES, MESSIEURS, En ma qualité de fils de l’Orient, on m’a demande de venir vous dire quelques paroles sur l’Orient et la Saints Vierge. L’honneur m’a paru d’abord plus grand et plus lourd que le devoir. Je n’ai guère parlé en public ni sur de tels sujets. Je n’ai pourtant pas refusé. Il fallait qu’une voix partit de l’Orient dans le concert des voix qui vont tacher de glorifier ici Marie. Je me suis trouvé content, quelque soit mon insuffisance, de pouvoir accomplir en ce faisant, un acte de foi, de pouvoir aussi parler à haute voix de ce que j’aime. Je me suis senti poussé ici par les prières de toute ma vie. Enfin je suis heureux de mettre mes débuts, puisqu’il s’agit pour moi de débuter, sons la protection d’une Mère. Le passé religieux de l’Orient est comme un poème à la gloire de Marie. Est-il besoin de rappeler les grands Conciles qui l’ont placée à son rang dans le Ciel des âmes chrétiennes, et qui ont su trou per pour la nommer, des termes admirables, pour la défendre, des expressions vengeresses? Ephèse, Chalcédoine, Constantinople! –L’Orient semble avoir éprouvé pour elle ce sentiment indicible dont fait mention, dans un passage célèbre des ,,Noms divins” l’inconnu qui a voulu signer Denys l’Aréopagite: Il l’a aimée avec un enivrement d’admiration qui n’a rien...