Numirea Mons. Ghika în funcţia de Protonotar Apostolic, 13 V 1931

PIVS PP. XI Dilecte fili, salutem et apostolicam benedictionem offertur ad Nos te egregiis animi ingeniique laudibus ita commendari, ut dignus profecta videaris cui Nostrae benevolentiae testimonium publice exhibimmus. Placet propterea nunc Nobis te ad ecclesiasticae dignitatis magni momenti gradum promovere. Quia re bisce te Litteris, auctoritate Nostra Protonotarium Apostolicum ad instar,participantium eligimus facimus ac re nuntiamus, tibique facultates omnes, jura, privilegia, honores, atque indulta tribuimus, quibus ecclesiastici viri hac dignitate aucti utuntur, fruuntur potisfinum ei Constitutionis a Decessore Nostro Pio PP X de Conlegio Protonotariorum die XXI mensis februarii anno MCMV editae cujus Constitutionis exemplar, praelo impressum, ad te transmitti jussimus. Porro, dum statuimus ut notitia ejusdem dignitatis in te conlatae ad Acta Conlegii Protonotariorum Apostolicorum ex officio referatur, praecipimus ut, priusquam concessionis enunciatae beneficio perfruaris, coram Archiepiscopo tuo, qui Decani ipsius Conlegii vices hac in re aperet, Fidei professionem emittiis juxta articulos a Sede Apostolica propositos; debitae fidelitatis jurisjurandi verba ex sebemate concipias quod, similiter per typos editum, ad te jusfimus transmitti; denique reliqua serves religiose, quae per Constitutionem eandem servanda praescribuntur. Contrariis non obstantibus quibuslibet. Datum Romae, apud Sanctum Petrum, sub anulo Piscatoris, die XIII mensis Maji anno MCMXXXI. Pontificatus Nostri decimo. Dilecto filio Wladimiro Ghika, Sacerdoti E. Card. Pacelli a Secretis...

Homélie au mariage de la princesse Ileana et l’archiduc Anton de Habsbourg

Homélie de mgr. Ghika au mariage de la princesse Ileana et l’archiduc Anton de Habsbourg       Sire, madame, Messeigneurs, Reines et Princesses réunies ici, Mes Frères en Jésus-Christ, si j’ai à vous saluer tous, ici, et m’adresser à vous – c’èst a vous surtout que je dois parler au nom de Dieu, mes chers enfants, en vous nommant de ce titre que le titre de Père selon Dieu, par vous, suivant la coutume, attribué à mon sacerdoce, me permet et me commande même de donner à VV.AA. II. & RR. avec une noblesse de sans et une plénitude de vérité qua la foi seule peut fournir, car il implique une véritable paternité spiritu­elle, par le sang de Jésus-Christ et l’opération du Saint-Esprit. Mes chers enfants, dis-je, je viens vous porter ici, avec la parole de Dieu et de Sa Part, autant qua je le puis, le commentaire vivant de ce qua vous accomplisses à cette heure, de ce que Dieu met en ce moment à votre disposition, de ce qu’Il attend de vous et que nous attendons de vous, Lui qui vous aime et vous veut ,,bien-à-lui” – ­nous qui tenons à vous par de véritables et précieux liens. Je ne suis là que pour rendre de mon mieux plus sensibles cette présence et cette action divines qui enveloppent tout, pour essayer de souligner devant vous, avec l’aide du St-Esprit, préparant mon âme et la vôtre à cette tâche, toutes les réalitée surnaturelles qui se font jour ici. Des réalties et des actualités, toutes faites pour vous, pour votre bonheur et votre salut. Vous venez de prendre part à une...

La Femme Adultère – pièce de théâtre

La Femme Adultère – pièce de théâtre Miracle Evangélique, en 2 Actes. Pièce de théâtre. Un prologue, un acte, un épilogue. 1931 Personnages: – LE MARI (Samuel) – LA FEMME ADULTÈRE (Elle n’a pas de nom. Elle est la femme adultère. L’épilogue l’appelle tacitement: Véronique.) – LA FOULE PRÉFACE VLADIMIR GHIKA – LA FEMME ADULTÈRE Je reçus un jour la visite d’un Juif aussi âgé, semblait-il, qu’eût pu l’être celui que la légende nomme „Errant”, mais il s’appelait Menehould et il était fixé. Il se livrait à la culture des lapins de chou, au flanc de cette Terre Promise qu’est la Vallée Heureuse, d’où il les dirigeait sur la halle de Pau. Il prit prétexte pour pénétrer chez moi, de mon „Roman du Lièvre” qu’il me dit avoir lu, sans qu’il m’en fît d’ailleurs le moindre éloge, mais intéressé par cet animal et ce que j’en pouvais connaître. Il voulait obtenir des léporides. Monsieur Menehould avait l’air d’un Rabbin de Rembrandt : une barbe et des cheveux tirebouchonnés, des veux tels que deux petits sous, un nez comme la girouette enrouée d’un conte d’Hoffmann, les oreilles comme des tirelires, le parchemin du visage ridé par des caractères talmudiques. On ne pouvait nier qu’il chassât de race, il était même distingué. Je compris vite qu’il allait courir deux lièvres à la fois. – Vous êtes catholique? posa-t-il. – Qui. – Moi, je suis monothéiste. Je dédaignais de relever ce trait qu’il avait décoché sournoisement, à la „toujours tranquille et resplendissante Trinité”. – Monsieur, lui demandai je, après un bref silence, vous observez les pratiques de votre religion? – Nul plus...