La Theologie Du Besoin

LA THEOLOGIE DU BESOIN Parler de mes travaux de banlieue aux Jicistes? … comme je l’ai dit dans une conférence que l’on m’avait demandé à Bruxelles sur le même sujet, j’ai l’impression, en ce faisant, de livrer des secrèts de famille et de verser dans le domaine public des choses qui gagnent à n’être vues que de Dieu. Cependant, si cela peut faire quelque bien, si cela peut susciter quelqu’utile émulation sur le même terrain, si cela peut éclairer les conditions du problème, je le ferai volontiers le moins mal que je pourrai. Je me suis donné à la banlieue tout d’abord, en vertu du principe qui a guidé l’activité de notre groupement de Saint-Jean, ce que j’ai appelé la: théologie du besoin. Si, pour le fond, disciples du disciple préféré, nous ne cherchons que ,,l’unique chose nécessaire”, le plus grand amour de Dieu et du prochain en Dieu, pour la partie secondaire et contingeante, c’est à dire pour la manifestation active de cet élément essentiel et la fixation de ses formes particulières, nous nous laissons aller avec une absolue indifférence, à la seule conduite de la Providence qui nous désigne par cette théologie du besoin ,,le champ sur lequel doit porter notre effort. Cette ,,théologie du besoin”, c’est l’indication d’un appel mystérieux; là où s’avère, à l’ordre du jour, une misère non pourvue, une lacune point encore comblée, quand Dieu semble ne pas être assez là où il faut, et que le monde en souffre, Il nous crie: ,,Venez M’y mettre”, et nous fait apporter, là, remède et amorce de la seule Vie qui compte pour l’Eternité. Et...

Poésie à Paul Claudel des malades du Pavillon de Malte

À Monsieur Paul CLAUDEL DE VINGT CINQ DÉRACINES DES QUATRE COINS DE LA TERRE HOMMAGE DE RECONNAISSANCE EMUE * Ils se sont mis en marche des quatre coins de la terre Aucun n’était de là C’était il y a des mois et des mois Qu’ils étaient partis, chacun portant son ulcère Chacun abandonait quelque chose, qui le palétuvier natal Qui les rapides de l’Orénoque, qui les monazites, qui le riz au poulet du Sénégal Et tous leur père et leur mère comme s’ils entraient au couvent ou au régiment Une étoile leur montrait la route Et ils étaient seuls à la voir. Elle brillait bien faiblement sans doute Mais plus fortque toutes les autres dans le noir Et ils ne la montraient à personne Par pudeur. Ce sont des choses qu’il faut cacher Toujours tremblant qu’on ne les soupconne Si leur bouche avait exhalé le parfum de l’innocence, ils auraient dit ,,Nous allons à la charité”. O Charité notre Mère Nous accourons vers ton Sein Sucre notre douleur amère Baigne nos yeux de romarin N’est-ce pas nous que tu préfères Depuis la prédication du Jourdain ? Voir noire conscience en jachère Et nos mains qui ne peuvent rien Sans toi la vie serai t l’enfer Rend nous de malsains, sain et saint ! Mais pas innocents pour un sou, ce fut moins ces mots là que le goût de la sépulture qu’ils avaient entre les dents Ils portaient en eux une tristesse qu’il fallait taire Trop persuadés que le monde n’est peuplé que d’indifférents Ces vingt cinq qui sont venus ainsi des quatres coins de la terre Acceptant ce...

Lettre du Prince Vladimir Ghika addressée à Monsieur Paul CLAUDEL

Lettre du Prince Vladimir Ghika addressée à Monsieur Paul CLAUDEL Cher Monsieur et Ami, Merci de tout cœur pour le ,,souvenir de la promenade de Subiaco”. Ma belle-sœur de son côté a été bien touchée par la Venue de votre ,,Mystère de Nöel” et de vous fleurs. Un ami flamboiement de flames fraîches et roses. Elle vous écrit d’ailleurs en ce moment pour vous faire part elle-même de tout le plaisir éprouvé à lire et à regarder. Ci-joint 1°) votre album de Saers Speco qui était resté dans l’auto. 2°) ma plaquette sur la ,, Visite des Pauvres” que, si gentiment, vous vouliez remettre à l’abbé Fontaine pour la lui faire porter, après lecture, à votre éditeur de Paris; le tout aux fins – bien tentantes pour moi – d’une jolie réédition. Si vous jugez la réunion souhaitable, on pourrait adjoindre au petit volume pour l’étoffer la méditation de ,,l”Heure Sainte”. Sinon, la disjonction (avec un petit format genre F. Jammes s’adaptant bien à celle-ci). J’ai taché de faire disparaître quelques unes des taches de style restantes. (notamment celles que vous aviez relevées) – Cela n’a pas été sans faire quelques autres taches… d’encre. J’ai un peu honte de mettre quelque chose d’aussi malpropre sous les yeux du bon abbé Fontaine. Mais je le supplie de se reporter par la pensée aux pires tas de ses bons chiffonniers d’antan pour trouver un point de comparaison qui sauve un peu mon petit paquet de papier sale. J’espère que nous aurons maintes occasions de porter ensemble à notre manteau, en d’autres sanctuaires d’Italie, les coquilles du pèlerin. En attendant je vous...

Les principales images miraculeuses de Roumanie

Les principales images miraculueuses de Roumanie sont […] 1. Celle du Monastère de Neamtz – surnomée la Vénérable – nous reviendrons sur elle 2. Celle de Sainte Anne et de la Sainte Vierge du monasère de Bistritza – toutes deux données à Alesandre le Bon, Prince de Moldavie de 1401 à 1433 par l’Empereur de Constantinople, Jean Paleologue. Celle de Neamtz est la plus célèbre des images du pays, c’est une des quatre attribuées dans le pays à Saint Luc ou d’après S. Luc les autres Adam Floroli Olari. 3. Celle de Golia à Iassi, dont la presence dans l’église du même nom date du dèbut du XVIIe s. La Princesse Roszande femme de Vasile le Loup, alors regnant en Moldavie la depose sur le corps de son fils Etienn qui se mourait. La guériçon fut obtenue. Le Patriarche Macaire de Jerusalem alors en voyage dans les Principautés mentionne le fait. En souvenir, la Princesse fit faire à l’icône deux mains d’or. Le jeune Prince ne se montra d’ailleurs pas très à la hauteur de la gràce reçue. Es fit de son existence d’ailleurs courte un mauvais usage. 4. L’image de la Metropole de Iassi, une des quatre dites de S. Luc, amenée d’un monastère desaffecté, celui de Floreşti par le metropolitain Benjamin une des figures les plus remarquables et les plus pures de l’ épiscopat orthodoxe. 5. Celle d’Agapia d’abord à Gostchina près Neamtz. 6. Celle d’Adam (monastère fondé par des bandits devenus moines fait assez frequent dans l’hagiog., orientale). L’image de S. Luc depuis longtemps vénérée à regain de célèbrité il y a quelques siècles à la...

Interludiile din Talloires

Interludiile din Talloires – V. I. Ghika Este un album de gravuri cu comentarii, publicat de mons. Ghika în 1924 pe când se afla la Talloires, localitate lângă Annency, o frumoasă zonă turistică din Franţa. Traducerea (dificilă pentru astfel de scrieri) a fost făcută în noiembrie 2006. Copertă Interludiile din Talloires Fantezii decorative foarte copilăreşti prezentate sub formă de album pentru amuzamentul câtorva persoane adulte care au îndeletniciri plăcute şi pentru satisfacţia câtorva amatori de imagini. De V. I. Ghika Negustor de stampe Cu prefaţa maestrului Albert Bresnard Pagina 1 Interludiile din Talloires       O lucrare bizară şi fermecătoare pe care nu am şti unde să o clasăm dacă nu în comoara bibliofilului. Va plăcea în tot ceea ce putem pretinde de la o pană expertă. Ea desenează forme, ritmează cuvinte, schiţează litere, rând pe rând şi fără încetare, deoarece toate acestea se înlănţuie, se completează reciproc, se întăresc şi alcătuiesc un întreg pentru fiecare pagină. Astfel, aceste manuscrise ornamentate din secolul al XV-lea, manuscrise ce reprezintă monumente de expresie caligrafică şi care ne amuţesc atât prin răbdarea pe care o presupun, cât şi prin splendorile pe care le dezvăluie.       Într-un timp pierdut, pe un colţ de masă, vara, un artist stăpân pe mijloacele sale a lăsat imaginaţia să îi călăuzească pana. Malurile lacului Annecy, bogate în sclipiri şi legende, chemau către tot felul de invenţii feerice, de la epoca lacustră până în vremea mondenă. Artistul va fi surprins toate pretextele, iar pentru atâtea subiecte diferite filigranul său fin găseşte mijlocul de a se derula şi a se răsuci în feluri noi, rezervând spaţiile albe sau încărcându-le pe cele negre...

Fragmente postume

Fragmente postume. Texte inedite din arhiva Institutului “Vladimir Ghika” Traducerea: Doina Cornea Prefaţa: Pierre Hayet PREFAŢĂ la Selecţia din textele rămase în urma Monseniorului Vladimir Ghika Gânduri – Viziuni – Reflecţii: Scrieri spirituale, Meditaţii, Reverii, Maxime, Aforisme, Apoftegme, Proverbe, Sentinţe, Dictoane Scrierile Monseniorului Vladimir Ghika cuprinse în cartea de faţă, ar putea face obiectul unei clasificări pe care cuvintele mai sus menţionate o definesc. Totodată aceste scrieri ne obligă şi la o reflecţie asupra omului şi a existenţei sale. Cine este însă persoana care îşi propune să prezinte unor cititori şi admiratori ai Mgr. Vladimir Ghika noi scrieri şi mărturii rămase în urma sa? Iată, o întrebare legitimă căreia mă simt obligat să răspund. Sunt un francez de şaptezeci şi unu de ani, mă numesc Pierre Hayet şi sunt cofondator al Institutului Vladimir Ghika. Acest institut a luat fiinţă în 1989 şi, de la această dată, mi-a revenit obligaţia să asigur Secretariatul General al Asociaiţiei, care de la început a numărat (şi numără) personalităţi de prestigiu din Franţa, Europa de Vest dar şi din România. Pentru a da o idee cititorului român asupra calităţii Institutului, voi cita doar câteva nume din mai lunga listă a membrilor săi: Prinţul Alexandru Ghika (diplomat), Contesa Manola de Briey (nepoata Monseniorului), Jean Daujat (om de ştiinţă, laureat al Academiei Franceze), Elisabeth de Miribel (carieră în diplomaţie, dar cunoscută şi ca scriitoare), Jean Mouton (diplomat şi om de litere), Petru Rosetti-Bălănescu (bizantinolog), Sergiu Grossu (scriitor), Nicolae Balotă (scriitor), Daniel Massignon (fizician). Câţiva dintre aceşti membri azi nu mai sunt în viaţă. Se mai pune întrebarea cum „ l-am cunoscut” pe monseniorul Vladimir Ghika. Acest lucru s-a...